IMPOTS LOCAUX : Les douloureuses surprises de la rentrée

Si, en 2015, vous avez payé 1374€ de TFB (Taxe sur le Foncier Bâti), vous paierez 1558€ pour l’année

2016… Soit +184€, soit + 13,39%

Les deux collectivités les plus responsables de cette augmentation :

• La commune de Jouy le Moutier, pour +53€ (+7.92%).

Alors que dans ses déclarations de campagne, le Maire actuel assurait qu’il allait stabiliser l’impôt : « Maintenir les taux (d’imposition…) à leurs valeurs actuelles et ne pas les augmenter sur la durée du mandat » (page 23 du programme de JC Veyrine, pour le vote du 23 mars 2014).

« Le gel des taux communaux de vos impôts locaux » (1ère ligne des engagements de JC Veyrine et son équipe, verso du tract, pour le vote du 30 mars 2014).

Le prétexte de la baisse des dotations de l’Etat reste un faux prétexte. Cette réduction des versements de l’Etat étant engagée bien avant 2014 et chacun savait qu’elle allait se poursuivre.

Quand à une « petite diminution » de la TEOM (Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères) elle est bien inférieure à ce qu’elle devrait être, en « reconnaissance » de l’effort des Jocassiens pour diminuer le coût de gestion de ces déchets ménagers. Et elle ne compense en rien les +7,92% d’augmentation de la TFB

• le Département +113€ (+30,87%),

Après une augmentation de +20% en 2012, c’est donc de près de 60% d’augmentation des impôts du département (conseil général) depuis 5 ans.

La baisse des dotations de l’Etat a aussi pour objet d’amener ces collectivités à rationaliser et optimiser la gestion de leur budget. Le recours au contribuable n’est-il pas : a) le moyen, facile, d’éviter de prendre des mesures moins « populaires » ? b) La preuve de l’incapacité à faire des choix politiques, tout en préservant la cohésion sociale ?

Dans les deux cas, il s’agit d’augmentations appliquées par des élus de droite. Pourtant ces derniers promettent (pour 2017, notamment…) de baisser drastiquement les impôts et les dépenses publiques. Ne serait-il pas plus « honnête » de déclarer que, si la recherche d’économies et de performances doit être permanente dans la gestion des services publics, il y a des seuils de prélèvement au-dessous desquels, la solidarité nationale et le tissu social craquent ?