Section du Parti Socialiste de Jouy-Le-Moutier
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Mise au point, suite aux propos de Mr Veyrine (vivre à Jouy N° 60 de de septembre/ octobre 2014)

Le par

Une nouvelle fois Mr Veyrine s’exclame en nous reprochant de laisser une « déficit de 880 332€ sur l’année 2013.

Comme beaucoup d’autres propos de Mr Veyrine, cette affirmation est MENSONGERE. Quelle en est la motivation ? :

–        Pour meubler ses propos en continuant à discréditer ses prédécesseurs, comme pendant sa campagne, faute de projet à proposer pour la ville ?

–        Pour trouver un prétexte à des promesses de campagne, inconsidérées, qu’il ne pourra pas tenir en raison du contexte actuel de TOUTES les collectivités publiques ?

–        Pour n’avoir toujours pas compris, malgré 6 années d’élu d’opposition, la structure des comptes d’une collectivité ?

 

Les Jocassiens ont droit à une explication.

 

  • Y A-T ’IL UN DEFICIT DE 880 332,97€ DANS LES COMPTES DE L’ANNEE 2013 ?

Pour obtenir ce résultat, Mr Veyrine additionne le budget de fonctionnement et le budget d’investissement. MAIS le principe de gestion d’une collectivité repose sur une séparation bien distincte des deux budgets.

UNE PRESENTATION FALLACIEUSE

A)     Le budget de fonctionnement. Les recettes sont de 22, 670 Millions pour l’année 2013, auxquels s’ajoutent 931 200€ de résultat antérieur, soit 23,601 Millions. Les dépenses de l’année 2013 se situent à 21,420 millions. SOIT, en fonctionnement, un RESULTAT POSITIF (Epargne) de 2,178 millions, à la fin de cet exercice 2013 (9,2% du budget de fonctionnement).  Le principe de la bonne gestion d’une collectivité est de réaliser le maximum d’économie sur le budget de fonctionnement. C’est comparable à un ménage qui veut investir. S’il veut acheter une maison ou changer de voiture, il ne doit pas consommer toutes ses ressources (salaires, retraites…) en fonctionnement (alimentation, habillement, essence, électricité…).

C’EST SUR LA CAPACITE A BIEN MAITRISER CE BUDGET DE FONCTIONNEMENT QUE SE DETERMINE LA BONNE GESTION D’UNE COLLECTIVITE, dans le but d’affecter cette épargne aux investissements

 

B)      Le budget d’investissement est lui déterminé par le montant des travaux à réaliser pour la ville. Au cours de l’année 2013, le montant des investissements (8,3 millions d’€) a été encore très important (gymnase d’un montant de 6,5 millions, Maison de la petite enfance dont la ville a financé 1 million sur les 4,8 millions, aménagement du quartier des Merisiers, réfections régulière dans les écoles…).

Naturellement, une ville doit emprunter pour couvrir tous ses investissements. Le  montant de son épargne ne suffit pas.

Dans le même temps, la ville ne doit pas emprunter avant d’avoir les factures à régler. Une  collectivité n’a pas le droit de placer son argent. Un emprunt trop hâtif, par rapport aux règlements des entreprises, génère des frais financiers inutiles (intérêts à payer).

Après avoir arrêté les comptes de l’année écoulée et pour voter le budget supplémentaire de 2014, en fonction des factures à payer (les travaux du gymnase sont terminés…), il reste 3,058 Millions d’€ à régler. Comme l’épargne de 2,178 millions d’€ est insuffisante, il reste 880 000€ à emprunter (880 332,97 annoncés en déficit par Mr Veyrine…). CE QUI EST NATUREL, CE QUE NOUS AVIONS PREVU… Il ne s’agit surtout pas d’un déficit mais de la preuve d’une saine gestion.

La lecture des comptes, que font Monsieur Veyrine et son équipe, est donc mensongère et absurde (1) :

 

  • UNE PRESENTATION MAL HONNETE

–          Si nous avions emprunté 800 000€ de plus, par avance sur l’année 2013, Mr VEYRINE ne pourrait plus parler de déficit

De plus :

–          Mr Veyrine remet en cause les constructions sur le boulevard d’Ecancourt (perte de recette pour la ville de 383 000€). Il remet en cause la vente des locaux de la crèche du noyer à un bailleur (perte de 530 000€ pour la ville). Soit une perte de recettes pour la ville de 910 000€ (supérieure aux 883 000€…)…

Mr Veyrine fait d’autres choix que les nôtres. C’est son droit. Nous pensons qu’à terme ils sont préjudiciables pour la ville de Jouy le Moutier (et que le « Nouvel Elan » s’engage, en arrière toute). Mais qu’il ait au moins l’HONNETETE de ne pas en imputer les causes à ses prédécesseurs.

 

  • EMPRUNTER C’EST ENDETTER LA VILLE ?

Comme chaque collectivité, une ville qui n’emprunte pas ne peut pas investir. Il est donc nécessaire de bien maitriser le budget de fonctionnement, pour se donner la possibilité de dégager de l’épargne et des capacités à emprunter et investir. Pour des équipements qui vont durer des décennies,  il est normal que, par l’emprunt, les générations à venir en supportent une partie. C’est cet investissement que nous avons relancé, à partir de 2008.

A fin 2013, la ville de Jouy le Moutier à un niveau d’emprunt correspondant à 208€ par habitant. La moyenne des villes de même taille est de 1048€ par habitant.

A TITRE DE COMRARAISON : Taux d’endettement à fin 2011 pour certaines villes de l’agglomération de Cergy : Jouy le Moutier = 2%, Cergy = 25%, Pontoise 54%, St Ouen l’Aumône 17%, Osny 38%, Vauréal 69%… (à fin 2013, avec la livraison de la majeure partie des équipements, Jouy le Moutier se situe à 15,4%).

 

  • En 2014 JOUY LE MOUTIER EST PLUS RICHE QU’EN 2008

Toute personne qui n’est pas aveuglée par le souci de critiquer son prédécesseur sait que la richesse (d’un particulier, comme d’une commune) ne se mesure pas seulement avec ce qu’il a sur son compte bancaire mais avec LA VALEUR DE SON PATRIMOINE (maison, terrains, véhicules…).

Jouy le Moutier est bien PLUS RICHE que lorsque nous l’avons trouvée en mars 2008. A cette époque la ville était peu endettée, MAIS l’état de son patrimoine était délabré (Crèche devant fermer faute de mise aux normes, écoles prenant l’eau, bâtiments techniques et administratifs inadaptés…).

En fin 2013, la ville bénéficie de nombreux équipements neufs ou rénovés : maison de la petite enfance, d’une valeur de 4,8 Millions d’€, Gymnases, Pole tennis reconstruits et rénovés avec de nouveaux équipements, centre technique municipal adapté aux travaux demandés aux agents, parc véhicule modernisé (évitant des coût d’entretien et des consommations d’énergie démesurés), renouvellement des arbres sur certaines avenues (diminuant considérablement le coût annuel de l’entretien de ce patrimoine vert), aires de jeux pour enfants dignes de ce nom, réhabilitation des quartiers de la Cote des Carrières, des Eguerets, des Merisiers… Investissements annuels très conséquents dans toutes les écoles (plus d’un million à la Cote des Carrières, plus de 500 000€ aux Tremblay, de même qu’aux Jouannes…).

Pour l’ensemble de ces investissements PREPARATEUR D’AVENIR, Jouy le Moutier a bénéficié de subventions DIVERSES. Pour 1€ investi par la ville c’est parfois plus de 4 autres € dont Jouy le Moutier a bénéficié.

Par exemple : pour la rénovation des deux crèches (crèche du Noyer – transférée à la maison de la petite enfance avec tous les services, le RAM, la Crèche familiale – crèche de la cote des Carrières mise aux normes) : coût total de 5,6Millions d’€, dont charge pour la ville 1,2Million d’€), Ecoles c’est plus de 50% de subventions, Gymnase 58%, Pole tennis neuf, Couloir bus sur la côte d’Ecancourt, pistes cyclables et passerelle du Bois de la Côte des Carrières pris en charge par l’Agglomération…

La ville de Jouy le Moutier est effectivement préparée pour l’avenir et bénéficie d’équipements qui lui permettent d’accueillir de nouveaux habitants et de répondre aux besoins de ceux en place.

 

  • Des PROPOS POLITICIENS…

Mr Veyrine qui a fait campagne en disant qu’il ne faisait pas de politique (nous verrons par ailleurs que ce ne sont là aussi que des déclarations) pourrait éviter de tomber dans le « politicien incorrect », consistant à mentir, déformer la vérité et critiquer ses prédécesseurs pour masquer ses approximations.

Les habitants ont droit à la vérité sur la gestion de leur ville.

Gilbert MARSAC

 

(1)      Déjà, au conseil municipal de mai 2014, lors de la présentation des comptes administratifs, Mr Veyrine parlait d’un « déficit » global de 141 000€ sur 2013, alors que la ville n’avait seulement pas encore pas perçu les 750 000€ de remboursement de TVA au titre de cette année 2013…                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                     

 

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