Section du Parti Socialiste de Jouy-Le-Moutier
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Combattre le SIDA et les autres MST

Le par

Le 1er décembre a été institué Journée mondiale de lutte contre le SIDA et la prévention contre le virus doit être particulièrement relancée tout au long du mois de décembre. Un rappel : l’épidémie continue de faire des victimes car malgré les avancées thérapeutiques, il n’existe encore ni vaccin antisida ni traitement permettant la guérison.

La lutte contre le VIH passe donc par la prévention, la responsabilisation et la solidarité. Il faut, avant tout, combattre l’ignorance et les idées fausses, qui sont source de comportements à risque, d’attitudes discriminatoires et de situations d’exclusion. Chacun doit prendre conscience de la nécessité de se protéger et de protéger l’autre.

Même si le nombre de personnes diagnostiquées séropositives ou atteintes du SIDA baisse en France depuis quelques années, la situation reste préoccupante. En 2006, 6 300 personnes ont été testées positives au virus du SIDA contre 7 000 en 2004 ; parmi elles 14 % ont déclaré la maladie en 2006 contre 20 % en 2003.
Les hommes constituent une part grandissante des nouveaux cas détectés (64 % en 2006 contre 58 % en 2003), en partie à cause du nombre croissant de contaminations par les rapports homosexuels (29 % en 2006 contre 21 % en 2003). En revanche, la part des étrangers confirme sa baisse (37 % des sérologies positives en 2006 contre 46 % en 2003).

Parmi les victimes du VIH, la situation des jeunes appelle une attention particulière. En France, 12 % des nouvelles contaminations concernent les 15-24 ans. Dans le monde, cette même tranche d’âge enregistre annuellement 2 millions d’infections par le VIH (chiffres d’ONUSIDA). La date du 1er décembre nous incite à mener des actions auprès des jeunes afin de :

– faciliter leur accès aux moyens de protection ;
– leur donner une information claire sur l’épidémie et ses modes de transmission.

Mais le SIDA n’est pas la seule MST (maladie sexuellement transmissible) Il faut aussi évoquer le papillomavirus (HPV), qui est à l’origine de 99,7 % des cancers du col de l’utérus. 70 % de la population sexuellement active est en contact avec ce virus, le risque de contamination maximale étant atteint entre 15 et 24 ans. En effet, le HPV est très contagieux et se répand chez les personnes des deux sexes.

Pourtant, en France, le vaccin contre le HPV est seulement prescrit aux jeunes filles et jeunes femmes de 15 à 25 ans, moyennant une autorisation parentale pour les mineures, alors que cette autorisation n’est pas exigée pour une IVG ! Ce vaccin coûte environ 400 €. Le ministère de la Santé a limité sa prise en charge à 65 % seulement. Signalons qu’aux Pays-Bas, par exemple, les ados des deux sexes sont vaccinés gratuitement.

Autre sujet de préoccupation : le gouvernement vient de créer un système de franchises médicales qui alourdit sensiblement le coût des soins pour les malades atteints d’affections chroniques. Or, plus du quart des séropositifs vivent avec une allocation d’adulte handicapé de 627 € par mois, donc sous le seuil de pauvreté. Aucune logique économique ne saurait justifier la taxation des malades sans ressources : ces franchises doivent disparaître !

Une adresse utile :

CDAG (Centre de dépistage et de soins anonymes et gratuits)
3 place de la Pergola, Parvis de la préfecture, CERGY
Tél. 01 30 30 22 49

Un site : www.sida-jeunes.com
Un blog : www.generationcapote.com

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