Section du Parti Socialiste de Jouy-Le-Moutier
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CPE au lycée de l’Hautil

Le par

Article paru dans PS Info de Mars 2006

De la mobilisation lycéenne…

Les jeunes ne s’y sont pas trompés. Derrière le CPE, il y avait bien C comme chômage, P comme précaires, E comme exploités. Il aura fallu plusieurs semaines avant que ce gouvernement pour le moins entêté reçoive enfin le message des étudiants et des lycéens. Et voilà notre gouvernement qui bat en retraite pendant les vacances scolaires de la région parisienne !

… à la mobilisation jocassienne

Il y a un an déjà, M. Fillon, alors ministre de l’Éducation Nationale, avait relevé le défi ! Fait rare au lycée de l’Hautil, établissement paisible : des lycéens avaient bloqué l’entrée de l’établissement pour montrer leur mécontentement quant à la réforme de l’éducation. À cette époque, la mobilisation sauva l’épreuve des Travaux Personnels Encadrés (rapportant des points pour le bac). Celle-ci étant passée en fin de 1ère, les élèves ont néanmoins été confrontés à la difficulté d’être préparés à ce type d’exercice en une seule année pour le bac 2006, là où auparavant ils bénéficiaient d’une formation sur deux ans. Qu’importe puisque la majorité actuelle se moque bien de la formation et court toujours après les économies budgétaires !

Ce gouvernement aime la récidive puisque cette année c’est M. de Villepin qui a mobilisé notre jeunesse. Mieux organisés encore, les lycéens de l’Hautil, par des assemblées générales (tenues hors temps scolaire), des blocages filtrants (permettant à ceux qui le souhaitaient de rejoindre leur classe), se sont mobilisés et ont mobilisé des camarades d’autres établissements de la ville nouvelle. Soutenus massivement par leurs parents, rejoints dans cette mobilisation par les enseignants (plus de 70 % de grévistes au point culminant), beaucoup d’entre eux ont concilié responsabilité scolaire et engagement citoyen. Aller manifester n’empêche pas de se rendre au contrôle du samedi matin !

Ainsi ce nouvel épisode gouvernemental a-t-il permis, au plan local, d’illustrer auprès des jeunes ce qu’un engagement permet d’obtenir. Suite à une assemblée générale rassemblant lycéens, enseignants et parents d’élèves, une lettre a été portée au député UMP de la circonscription, qui a reçu une délégation. Les réponses qu’il a formulées n’ont pas convaincu, mais au moins les élèves se sont-ils inscrits dans une démarche où demander des comptes à son député fait partie de la vie de la cité. Il leur reste, s’ils le souhaitent, à poursuivre cet engagement, un engagement évidemment politique !

Olivier FAZILLEAU, enseignant au lycée de l’Hautil

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