Section du Parti Socialiste de Jouy-Le-Moutier
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Réaction à l’édito de décembre d’Aux Ecoutes de Jouy

Le par

Article paru dans PS Info de Janvier 2006

Dans Aux écoutes de Jouy de décembre, Monsieur le Maire a présenté sa vision de la première guerre mondiale. Il a utilisé, au passage, une rhétorique que nous pensions appartenir au passé et osé un rapprochement incongru avec les récentes émeutes urbaines.

Monsieur le Maire prétend que « nos morts (de 14-18)… par leur sacrifice nous permettent de vivre libre dans une société ouverte et prospère ». Avec tout le respect que nous devons à nos aïeux, Français et coloniaux morts dans les tranchées, nous sommes persuadés qu’ils ont été plutôt sacrifiés sur l’autel de la bêtise universelle pour servir les intérêts de certains.
Pour un souvenir plus proche et plus humain de ceux qui allaient ouvrir le triste bal du début du XX ème siècle, nous proposons à votre réflexion ces quelques vers de Jacques Brel :

« Si par malheur ils survivaient
C’était pour partir à la guerre
C’était pour mourir à la guerre
Aux ordres de quelques sabreurs
Qui exigeaient du bout des lèvres
Qu’ils aillent ouvrir au champ
d’horreur
Leurs vingt ans qui n’avaient pu naître (…)
Demandez vous belle jeunesse
Le temps de l’ombre d’un souvenir
Le temps du souffle d’un soupir
Pourquoi ont-ils tué Jaurès » (1)

 (1) Assassiné trois jours avant le déclenchement de la guerre, Jaurès avait été en 1905 le principal artisan de l’unité du socialisme français, dont on vient de commémorer le centenaire.

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